Dim 20-Mai-2012
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COMMUNIQUE DU
CID-VIETNAM

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CID-VIETNAM
Communiqué
du 20 octobre 2009


COMMUNIQUE

A nos amis lecteurs.

Pour cause de déménagement, indépendant de notre volonté, le CID-VIETNAM doit cesser provisoirement le service d’accès à sa documentation.

Nos fidèles lecteurs seront avisés dès que nous serons en mesure de reprendre ce service.

Nos abonnés recevront dans les délais prévus les trois numéros annuels du bulletin signalétique.

AVIS DE PARUTION
mars 2009

Les fables de la Fontaine
Tho ngu ngon La Fontaine

(Bilingue: français-vietnamien)

Traduites par
NGUYEN VAN VINH
Préface de Abdou DIOUF
Edition l'Harmattan



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Portrait

Le poète Cu Huy Can
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Il y a 58 articles dans la catégorie "Evénement"

Date : 12/05/2012 12:00
Mai Lam NGUYÊN – Conan. FRANçAIS JE VOUS AI TANT AIMÉS -
L’impossible intégration ? - Récit. Éd. Michalon. Paris 2012

UNE INTÉGRATION RÉUSSIE ?
Janine GILLON
Mai 2012 (1)

Pour tout le monde, c’est une intégration réussie, voire le modèle de l’intégration réussie… mais pour elle, c’est l’impossible intégration. Paradoxe ? Non, simplement un constat douloureux, difficile, mais d’une lucidité et d’une honnêteté remarquables.

… Décembre 1975, Mai Lam Nguyên a sept ans. Elle arrive en France. Avec elle, ses parents, ses cinq frères et sœurs. Ils viennent du Vietnam, après un bref transit dans un camp en Thaïlande. Ils sont dits « réfugiés politiques ». Tout est fait en France, pour que l’intégration des enfants se passe bien.

Tout ? Mais qui a décidé ce que devait être ce « tout » ? Qui a décidé ce qu’était une intégration réussie ? Qui a décidé que l’intégration de Mai Lam Nguyên (2), - bonnes études secondaires, études supérieures, vraiment supérieures, belle « situation » de cadre, un mari blond « français de souche », une voiture, une maison, trois beaux enfants qui ont « une apparence si peu… vietnamienne…(3) » - était une parfaite réussite ?

Mais tout le monde bien sûr ! À commencer par elle : « j’incarnais à moi seule toutes les ménagères de moins de cinquante ans, l’archétype parfait… »

Alors que s’est-il passé ? Quel grain de sable, dans cette machine bien huilée, a fait prendre conscience à Madame Conan, que l’intégration de Mai Lam Nguyên était « impossible », que ni sa lutte de tous les instants depuis plus de trente ans, ni son acharnement à « raboter toutes les saillances trop ethniques », n’avaient réussi à faire d’elle une « vraie » française ? Quoi ? Oh, un détail, diront certains…

Un détail ? Vraiment.

Que tous ceux qui pérorent sur l’intégration, qui légifèrent, qui décrètent, qui décident, lisent donc le texte de Mai Lam Nguyên-Conan afin de comprendre ce que coûte son intégration « réussie » à un enfant d’immigrés. Alors, peut-être essaieront-ils d’approcher cette notion d’intégration avec un peu plus d’humanité et d’intelligence.

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(1) Ce texte a été écrit avant le 6 mai 2012.
(2) Pourquoi est-ce que moi aussi, j’utilise ce nom sens dessus dessous, qui est déjà une « francisation » du nom vietnamien de Nguyên Mai Lam ?
(3) Tous les passages en italiques sont extraits de l’ouvrage en référence.



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Date : 23/04/2012 16:00
L’adieu des Vietnamiens à Raymond Aubrac

Il y a cinq ans, presque jour pour jour, je disais ce que fut, dans la Cour d’honneur de l’Hôtel des Invalides à Paris,  « l’adieu des vietnamiens à Lucie Aubrac» (1). Raymond Aubrac me remercia pour ce texte, qui l’avait, disait-il beaucoup touché, lui et ses enfants. Lucie et lui formaient un couple mythique, un couple si admirablement uni, et si fidèlement complice, que je tiens aujourd’hui à écrire en quelque sorte la suite de cet « adieu… », afin de les réunir encore une fois, dans un hommage, qui sera celui de tout un peuple, le peuple vietnamien, qu’ils ont tous deux, tant défendu et tant aimé.

Mais ce matin, à Paris, dans cette même Cour d’honneur, où nous étions réunis pour dire un dernier adieu à celui qui fut notre ami, nous, vietnamiens et amis du Vietnam, nous n’avons pas été dévisagés avec la même curiosité qu’en mars 2007. En effet au cours de la cérémonie d’aujourd’hui – une cérémonie très belle et très digne, mais que les proches de Raymond Aubrac avaient voulue sobre - il n’y eut que deux prises de parole, la première a rendu hommage au grand Résistant que tout le monde sait, et la seconde a plutôt parlé de l’homme généreux et idéaliste, qui n’a cessé, tout au long de sa vie, de défendre, partout dans le monde, les valeurs de liberté et de résistance à l’injustice, qui l’avaient animé lors de sa « Résistance » en France. Jacques Vistel (2) a notamment insisté sur le rôle éminent joué par Raymond Aubrac, au cours de la guerre du Vietnam, ce qui expliquait bien sûr la présence de nombreux vietnamiens, parmi les « inconnus » venus rendre hommage au héros de la Résistance. Il a rappelé la grande amitié qui liait Raymond et Lucie au président Ho Chi Minh, depuis le séjour de ce dernier, en 1946, dans leur maison de Soisy-sous-Montmorency. En 2005, j’avais moi aussi évoqué cette rencontre : la Roseraie de Bagatelle, le jardin, la grande maison de Soisy, la naissance du bébé, le parrain fidèle… une rencontre souriante, qui avait quasiment fait du Président Ho Chi Minh, un membre de la famille Aubrac...



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Date : 18/04/2012 23:30
Notre ami Alain Ruscio honoré à Hanoi
Janine Gillon

Le 24 mars 2012, à Hanoi, Mme Nguyen Thi Binh, ancienne vice-présidente de la République socialiste du Vietnam, a remis le prix Phan Chau Trinh à six lauréats, dans diverses disciplines de sciences humaines. La présence de Mme Binh, petite nièce de Phan Chau Trinh, donnait à cette cérémonie un caractère particulièremlent émouvant.

Pour l’Histoire, c’est notre ami Alain Ruscio, président du CID Vietnam, membre depuis des années de la direction de l’Association d’Amitié franco-vietnamienne, qui a été honoré, pour l’ensemble de ses travaux, depuis une trentaine d’années.

Phan Chau Trinh fut un des grands résistants au colonialisme français et l’un des pères du renouveau du nationalisme vietnamien, au début du XXème siècle. Il fut de ceux qui exercèrent une influence profonde sur un jeune patriote, Nguyen Ai Quoc, qui deviendra plus tard Ho Chi Minh. Dans son allocution de remerciement, Alain Ruscio a tenu à saluer, dès ses premières paroles, la mémoire de Charles Fourniau, à qui il doit son intérêt pour ce pays, puis a évoqué son parcours de jeune militant pour la paix au Vietnam : « Qui n’a pas connu cette période peut difficilement imaginer ce qu’a été pour notre génération le Vietnam, cette terre qui a été foulée par tant de bottes étrangères ». Enfin, il a évoqué ses activités de journaliste et d’historien, affirmant qu’il avait essayé d’adopter « la très difficile honnêteté intellectuelle », sur des sujets parfois brûlants et emplis de passions partisanes.

Alain Ruscio est le second Français lauréat de ce prix, après le regretté Georges Condominas (2007), lui aussi membre de l’AAFV et du CID.



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Date : 11/04/2012 21:58
COMMUNIQUE DU CID-VIETNAM

CENTRE d’INFORMATION et de DOCUMENTATION sur le VIETNAM CONTEMPORAIN
(CID VIETNAM)

Adresse provisoire : Centre culturel du Vietnam, 19 rue Albert, 75013 Paris
cidvietnam@free.fr
cidvietnam.org

Alain RUSCIO, Président
Janine GILLON, Vice-Présidente
Suzanne COLLET, Secrétaire
Annick CLEMENT, Trésorière


Communiqué


Nous ne verrons plus Raymond Aubrac aux réunions pour la connaissance du Viêt Nam et pour le soutien de son peuple.

C’est en 1945 que ce grand Résistant croisa pour la première fois le chemin de ce pays. Commissaire de la République à Marseille, il intervint pour la défense de travailleurs dits « indochinois », en proie à des brimades et à la surexploitation. L’année suivante, lors de la visite officielle en France du président Ho Chi Minh (qui devait hélas aboutir à un échec, prélude au déclenchement de la guerre coloniale), c’est tout naturellement vers Lucie et Raymond Aubrac que le président du Viêt Nam se tourna. Il fut hébergé durant son séjour dans leur villa, et devint même le parrain de leur fille Elizabeth.

De cette période naquit une amitié réciproque entre Raymond Aubrac et Ho Chi Minh, qui ne se démentit jamais. On peut dire qu’il fut certainement l’homme, en occident, qui connut le mieux le président du Viêt Nam et qui bénéficia continûment de sa confiance totale. Raymond Aubrac déploya une activité, aussi discrète qu’efficace, pour que ce pays connaisse enfin la paix. Pour ce faire, à diverses reprises, durant la guerre dite « française » d’Indochine, puis, surtout, durant la phase « américaine », Raymond Aubrac sillonna le monde, rencontra les grands décideurs de l’époque, de Kissinger au pape Paul VI, en passant par l’entourage direct du général de Gaulle.

La paix revenue, après 1975, Raymond Aubrac resta fidèle à ce pays, tout en manifestant en toutes occasions sa lucidité. Dirigeant de l’Association d’amitié franco-vietnamienne, co-fondateur du Centre d’information et de Documentation sur le Viêt Nam contemporain, il fut de toutes les initiatives de solidarité et de connaissance. Tous ceux qui ont fréquenté, pratiquement jusqu’à ces dernières semaines, ces réunions, peuvent en témoigner.


Le Viêt Nam aujourd’hui indépendant perd un fidèle compagnon, les amis de ce pays, de par le monde, sont plongés dans la tristesse. Raymond Aubrac leur manquera, nous manquera.

Le CID, dont Raymond Aubrac fut, on le rappelle, un membre fondateur et un défenseur de tous temps, s’associe à la douleur de sa famille. Nos pensées vont en particulier à Ginette Gauvin, sa sœur, qui consacra bien des années de sa vie à travailler bénévolement au sein de l’équipe animée naguère par Françoise Direr.

Paris, le 11 avril 2012



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Date : 26/02/2012 21:55
LE LOTUS DANS TOUS SES ÉTATS

Un film écrit et réalisé par Phillippe Rostan.
56’. Filmover Production. Paris 2011.

Autrefois, il y a bien longtemps - … il avait quel âge ? six ans, sept peut-être…- à l’orée de la plantation d’hévéas de son père, il y avait un champ de lotus. C’était à Saïgon dans les années soixante-dix du siècle dernier…

Mais Philippe Rostan n’a jamais oublié… Dans sa mémoire d’exilé, il y avait ce champ de lotus, symbole du vert paradis de l’enfance, mais aussi celui du pays perdu, son pays natal, le Vietnam.

Et enfin un jour, il en a retrouvé le parfum. Car, quand il est revenu… le champ de lotus était là. Tel que dans son souvenir. La plantation, la maison d’enfance ? Aucune trace ! Mais les fleurs de lotus, que la folie des hommes n’avait pas su atteindre, épanouissaient sagement leurs corolles roses et répandaient leur délicat parfum ; elles redonnèrent à l’homme l’émerveillement d’autrefois. Alors pour rendre hommage à cette fleur immortelle, il a réalisé, avec ses yeux et son cœur d’enfant, un film éblouissant et tendre. Un film qui nous donne à voir « le lotus dans tous ses états ».

Si bien qu’à notre tour, nous voilà émerveillés par cette fleur sacrée et pourtant si banale et si populaire. Par ses représentations qui peuvent aller du plus kitch au plus épuré. Par ses utilisations de toutes sortes : fleur d’ornement, mais aussi plante médicinale et comestible : la racine, la tige, les feuilles, les étamines, les graines peuvent soigner, l’une la tension, l’autre la dépression ou encore ceci ou cela… nous dit un pharmacien traditionnel dans une spectaculaire officine à l’ancienne. Certes on trouve la fleur de lotus sur les autels, mais aussi dans les cafés de Hanoi ou de Saïgon, où de ravissantes jeunes filles en « ao dai », dégustent les cocktails-entremets, si joyeusement colorés ; et encore dans les restaurants de Hué, où l’on voit cuire à la vapeur, d’appétissantes spécialités à base de lotus… Et partout, au moment du Têt, on offre et on savoure les graines de lotus confites, et les pétales de la fleur de lotus parfument le thé le plus raffiné...



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Date : 26/02/2012 21:50
Pierre Journoud, De Gaulle et le Vietnam (1945-1969), Paris, Tallandier, 2011

Encore un livre sur de Gaulle ? Oui… mais celui-là manquait vraiment. Pierre Journoud, jeune historien, déjà connu pour divers travaux sur le Viêt Nam, s’est attaché à suivre le parcours vietnamien, finalement assez étonnant, du grand homme.

La guerre dite « française », d’abord. De Gaulle, contrairement à la légende dorée bâtie de toutes pièces a posteriori, le Général n’a pas été un décolonisateur lucide. Il a au contraire combattu la solution négociée en 1946, critiquant même ses fidèles Leclerc et Jean Sainteny. Il a ensuite, continûment, jeté le poids de son autorité politique et morale (immense) en faveur de l’effort de guerre. Au passage, on regrettera la trop faible place accordée à ce premier conflit dans l’ouvrage.


Car le morceau de choix, bien sûr, est la phase « américaine » de la guerre. En fait, le livre aurait pu s’appeler « De Gaulle, les États-Unis et le Vietnam », tant les relations bilatérales entre Paris et Washington furent alors importantes dans cette crise mondiale majeure. Le Général, revenu au pouvoir en 1958, vit avec une sévérité croissante le jeune président Kennedy et, surtout, son successeur Johnson, répéter, en les amplifiant, les erreurs passées de la France coloniale : comment ce grand pays pouvait-il tourner le dos au principe de libre disposition des peuples, qu’il avait naguère défendu ? Mais cette sévérité n’entraîne pas une jubilation devant les échecs du pays qui reste malgré tout le grand allié...



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Date : 15/01/2012 21:15
MONSIEUR LE PARESSEUX

Lettre ouverte à mon ami Huu Ngoc.

Cette année, cher ami, tu m’as accueillie à Hanoi avec un livre qui te venait de… France. Mais quel livre ! Un livre que, oui, j’avais lu, lors de sa première édition, et que je relirais avec plaisir… Mais il ne s’agissait pas de mon bon plaisir ; tu souhaitais que j’écrive quelque chose avec toi, sur ce  « Monsieur le Paresseux » (1)  d’Yveline Féray, qui venait d’être réédité par les éditions Ph. Picquier, en format poche. Tu avais écrit une première chronique, en 2000 ; tu voulais en quelque sorte que je la « complète » avec une voix occidentale. Je n’avais pas lu ta chronique, mais tenter de compléter un texte de toi me paraissait d’une prétention inouïe. Que pouvais-je ajouter à ta chronique ?

Je préfère m’en tenir à la romancière française. En effet, avec cet ouvrage, l’historienne Yveline Féray se révèle comme une romancière de grand talent. Et en particulier elle nous conforte avec brio, dans l’idée que la fiction permet d’approcher la vérité historique, mieux que le livre d’histoire ou le témoignage. Nous savons tous depuis l’enfance, que le « vrai » d’Artagnan est celui d’Alexandre Dumas, et que l’amoureux fou de la belle Roxane restera le seul « vrai » Cyrano de Bergerac. Encore fallait-il qu’ils soient inventés par des démiurges de génie.

Les deux héros de « Monsieur le Paresseux » sont eux aussi des personnages qui ont réellement existé. Dans le Vietnam du 18ème siècle, l’un était un enfant malade, le petit Prince Trinh Can, héritier du trône ; l’autre, le héros éponyme du roman, appelé à la cour pour soigner cet enfant, était le Maître de Médecine, Lê Huu Trac, un médecin célèbre, mais aussi un anti-héros, surnommé par lui-même Lan Ong (Paresseux Monsieur) et qui, aux honneurs et à l’action, préférait s’adonner en toute quiétude au plaisir de la poésie et du vin, dans son ermitage de la Montagne Magique. Mais voilà, l’historienne a eu envie de faire entrer l’aventure, dans la vie du grand médecin dont elle avait lu, non seulement la « Relation d’un voyage à la capitale », mais aussi des études fort élogieuses de médecins français, sur ses connaissances et ses pratiques médicales. Elle a donc offert au Maître de Médecine un voyage et un séjour à Thang Long, bien plus mouvementés que ceux relatés par le « vrai » Lê Huu Trac...



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Date : 15/01/2012 21:00
TRINH XUAN THUAN … encore,

J’ai écrit il y a quelques temps, un article sur le dernier ouvrage de Trinh Xuan Thuan « Le Cosmos et le Lotus » dont la lecture m’avait passionnée. L’auteur a eu l’exquise politesse de me remercier dans une belle et longue lettre, qui m’a beaucoup touchée. Aussi, lorsqu’à Hanoi, en décembre dernier, mon ami Pierre Darriulat m’a annoncé que son confrère Trinh Xuan Thuan était lui aussi de passage dans la ville, j’ai trouvé la coïncidence amusante… et oui, a ajouté Pierre, tu pourras même le voir, il donne une conférence à « L’Espace »1, jeudi prochain… Bien sûr, je me suis libérée ce soir-là, et me suis rendue à L’Espace. Là, une première surprise m’attendait : j’ai eu du mal à trouver une petite place au fond du grand amphi archi bondé ; je ne pensais pas que l’astrophysique intéressait à ce point les Hanoïens ! Et puis, deuxième surprise : le conférencier s’exprimait en Vietnamien, (ce qui est extrêmement rare dans ce centre français, notamment quand il s’agit d’un auteur francophone2). Je me suis munie d’un casque, afin de pouvoir suivre l’orateur dans une traduction simultanée. Mais la gêne occasionnée par cette condition d’écoute inattendue, ne m’a absolument pas contrariée : j’étais bien trop confondue d’admiration, devant la généreuse élégance de cet homme. Élégance qui exprimait un profond respect pour son pays d’origine, et pour ceux de ce pays, auxquels il avait eu la délicate attention d’offrir le confort d’une écoute « en direct ». En effet, les auditeurs étaient presque tous vietnamiens, et de très jeunes vietnamiens ; à la fin de la conférence, ces jeunes ont posé de nombreuses questions en vietnamien bien sûr, et Trinh Xuan Thuan a répondu dans leur langue (qui depuis si longtemps, n’est plus la sienne) avec une grâce juvénile...



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La bibliothèque du CID-Vietnam comprend plus de 6000 volumes en français, en vietnamien (les 2/3) et en anglais ainsi que des revues et périodiques.



















"Hô Chi Minh"
vu par Jean-Baptiste COLIN

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