Dim 5-Sep-2010
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COMMUNIQUE DU
CID-VIETNAM

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CID-VIETNAM
Communiqué
du 20 octobre 2009


COMMUNIQUE

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AVIS DE PARUTION
mars 2009

Les fables de la Fontaine
Tho ngu ngon La Fontaine

(Bilingue: français-vietnamien)

Traduites par
NGUYEN VAN VINH
Préface de Abdou DIOUF
Edition l'Harmattan



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Portrait

Le poète Cu Huy Can
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185709
Date : 23/04/2010 19:00
Notre ami Charles Fourniau nous a quittés …

La disparition, à 89 ans, de Charles Fourniau, historien reconnu par ses pairs, mais aussi homme de conviction, fondateur et longtemps secrétaire général de l’Association d’amitié franco-vietnamienne (AAFV), laissera un vide que le temps se chargera de nous faire mesurer.

C’est durant la guerre dite « française » d’Indochine que, militant du Mouvement de la paix, il consacre ses premiers engagements à la cause de la défense de ce peuple courageux. Puis, alors que la seconde phase de l’agression de l’Occident s’esquisse – la guerre dite « américaine » –, c’est un premier voyage au Vietnam, dont il reviendra conquis : le choix de sa vie est fait. Deux années passent, avant qu’il reparte dans ce pays, comme journaliste, cette fois : « L’Humanité » lui demande de devenir là-bas son correspondant permanent. Là, il côtoie, c’était la grande fierté de sa vie, les dirigeants de ce pays, à commencer par Ho Chi Minh, dont il était devenu un proche, et qu’il fut le dernier étranger à rencontrer. Il fut également l’un des premiers témoins de l’escalade américaine. Il racontait toujours avec malice le premier article envoyé à « l’Huma », en 1965, après les bombardements US massifs, où il prédisait rien moins que la victoire finale du Vietnam : la disproportion des forces était telle, alors, que la rédaction parisienne s’était un temps interrogée avant de le passer. Dix ans plus tard, le Vietnam était réunifié et indépendant.

Car sa formation d’historien l’avait amené à regarder au delà de l’immédiate actualité. Charles Fourniau aura été un des premiers à s’interroger sur les racines de l’exceptionnelle résistance de ce peuple qui était tout sauf « petit » (terme qu’il exécrait). Et il avait trouvé, dans l’histoire du Vietnam, bien des réponses, par exemple la notion de « guerre populaire », qui était enracinée depuis des siècles dans l’esprit des Vietnamiens, du roi au paysan des rizières, lors des innombrables guerres de défense contre les Chinois, puis lors de la résistance à la conquête coloniale française, à laquelle il avait consacrée sa thèse. Finalement, expliquait-il, le général Giap, au XX è siècle, n’avait fait que reprendre, en y ajoutant sa touche de génie, ces vieilles traditions.

Il possédait par ailleurs une qualité particulière, que tous ceux qui l’ont côtoyé connaissaient bien : il était un passeur de connaissances, un bon maître. Il a amené des générations d’étudiants qui l’écoutaient à partager son enthousiasme, puis à devenir eux-mêmes des vietnamologues reconnus.

Cet homme de science était un être d’engagement. Charles Fourniau savant et militant : tout était chez lui dans l’alliance de ces deux termes, qu’il voulait indissociables. Il était capable de prononcer lors d’un Colloque international une brillante intervention, puis d’aller la même semaine, au nom de sa chère Association d’amitié, participer à une rencontre de quartier ou de village. Intellectuel communiste, il avait des certitudes fondamentales – que d’aucuns trouvaient abruptes –, mais il ne cherchait pas, il ne cherchait plus, à cacher que s’y mêlaient interrogations et doutes critiques exacerbés. Peut-être tenait-il ces deux traits à sa profonde connaissance de la vie et de l’œuvre d’Ho Chi Minh…

Que Paulette, son épouse, que ses cinq enfants – qu’il emmena naguère avec lui au Vietnam – et tous ses petits-enfants, qu’il aimait tant, reçoivent les condoléances sincères de tous ceux qui ont aimé leur Charles, qui était un peu le nôtre.

Alain Ruscio

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